Une parole

La fée de la fontaine, c’est un conte traditionnel breton inspiré de « la fée du puits », un conte merveilleux revisité et déplacé dans le contexte actuel. On y voyage dans les sauvages Monts d’Arrée, on y déguste de bons plats, on s’émerveille devant une magie espiègle et loufoque.

Dans ce spectacle, j’ai voulu tordre le cou aux stéréotypes des contes merveilleux pour dire aux enfants qu’il y a d’autres possibles, qu’ils peuvent compter sur eux-même. Ainsi, la fée est « fée-ministe » : « N’attends pas le prince charmant, deviens qui tu es ! » dit-elle à Gaëlle. Ce qui n’empêchera pas l’héroïne de trouver l’amour, après s’être révélée en tant que femme et personne.

Le conte parle aux enfants du passage d’un monde à l’autre, de celui de l’enfance à celui d’adulte, de la campagne à la ville. C’est la découverte de la différence, du métissage, un message de tolérance.

 
Conteuse professionnelle depuis 2004, je joue et jongle avec les mots, la musique, les silences, le chant, les images.

Nous avons voulu que le public participe et se sente concerné par ce qui se passe, le spectacle est très interactif.
 

Irma Helou, écriture et conte

Irma a une formation théâtrale (Cours Florent et F.A.C.T. Franco-américaine pour le cinéma et le theâtre). Elle se forme au conte avec Jean-Claude Huvier, et en participant aux stages d’Alberto García Sánchez, Michel Hindenoch et Rachid Bouly. Elle découvre l’art du clown et suit les ateliers d’Hervé Langlois depuis 2008. Conteuse professionnelle depuis 2004, elle créé de nombreux spectacles pour les enfants à partir de contes traditionnels. Elle explore toujours de nouvelles formes, le clown, la magie, le spectacle pour les tous petits (0-3 ans). En 2009 elle explore une nouvelle voie, entre récit de vie conté et théâtre avec la présence sur scène d’une musicienne. Elle obtient une résidence à l’espace Paul Eluard, théâtre municipal de Stains pour la création de « Tu me manques ». En 2010 elle s’engage dans la transmission en animant différents ateliers de théâtre et de conte.

Quelques notes

La musique a été composée spécialement pour ce spectacle. On y retrouve des sonorités celtes qui nous accompagnent tout au long de la découverte d’un monde merveilleux. Parfois elle sert les émotions, parfois, décalée, elle amène une touche d’absurdité.

L’histoire commence chantée “a capella” et dansée sur une gavotte traditionnelle bretonne et finit sur la même gavotte, mais cette fois harmonisée et modernisée façon rap. Ce changement d’interprétation fait écho à l’évolution de Gaëlle, la métamorphose d’une fille en femme.

L’accordéon explore de nombreux styles musicaux (celtique, métal, rock) et va même jusqu’à devenir une boite à sons qui habille le récit.

Le chant et la narration se mêlent pour donner vie à Gaëlle. On l’entend rire sa joie, pleurer sa tristesse, toujours en chantant, car c’est comme ça qu’elle trouve sa voie.

Sofía Miguélez, accordéon et composition

 

Sofía commence l’accordéon à 8 ans au conservatoire professionnel de musique de León (Espagne). Depuis elle a participé à de nombreux concerts comme soliste et dans des orchestres de chambre. Elle conclut ses études supérieures d’accordéon en 2009 au Conservatoire Supérieur d’Oviedo. Elle a été arrangeuse et interprète du chanteur asturien Jeronimo Granda. Elle a partagé de nombreuses expériences avec Sog, un groupe de León qui s’intéresse à la musique ethnique, avec lequel elle enregistre deux disques. Fin 2009 elle s’intalle à Paris, où elle commence à travailler pour la compagnie Dans tous les sens dans le spectacle « Tu me manques ». Elle intègre le groupe de soundpainting du colective d’artistes « Trafic ». Elle joue aussi dans Pierrot panse, groupe de chanson française, avec lequel elle a enregistré le premier album « Façon de panser ».

Souhaits

Mon désir est de faire entendre aux enfants que tout est possible. Même dans les pires situations, si l’on suit ses propres intuitions et désirs, alors des solutions apparaissent.

“La fée de la fontaine” ou “Comment en chantant on trouve sa voie” : dans cette histoire, Gaëlle, en laissant s’exprimer ses talents, trouve la force d’affronter la vie, elle découvre son chemin et finalement le bonheur. Gaëlle chante… dans toutes les circonstances.

Il nous a paru important de conserver des traces de la légende d’antan, pour la Mémoire et afin de marquer le contraste avec la vie quotidienne des enfants aujourd’hui. Ainsi, dans la description des mets, nous trouvons des plats traditionnels de différents pays.

Pour la musique aussi, les styles se mêlent, pour enfin trouver celle de Gaëlle, mélange de traditionnel et contemporain.

Nous nous sommes amusées à transformer une simple fée en fée féministe ayant vécu mai 68 qui réalise qu’il y a beaucoup à faire pour les femmes d’ici et d’ailleurs. Nous avons cherché une intensité dramatique, dans le récit et aussi grâce à la musique, toujours présente quand il faut, de sorte à faire résonner les silences dans le corps des enfants. La musique (de Sofía Miguélez) inspire et aspire vers un ailleurs meilleur.

Autres ingrédients de ce conte, l’amitié sans retour et l’amour surprenant et simple.

Dans le conte, l’interactivité est un personnage aussi. Les silences, les respirations durant le récit, permettent au public d’imaginer sa propre histoire, de faire ses propres voeux, de rêver son château…

Lucia Trotta, conseil artistique

Comédienne et metteuse en scène. À Rome, pendant 2 ans, Lucia est assistante-mise en scène et comédienne. À Paris, elle collabore avec Jean-Christian Grinevald, Abbès Zahmani, Edgar Petitier… sur des textes contemporains. Au Bénin, elle assiste Alougbine Dine. Lucia Trotta a fait un tour d’Europe à pied pendant 4 ans, jalonné de performances poétiques, musicales et théâtrales. Elle a mis en scène Nicolas Allwright, Luigi Rignanese, Irma Hélou, Véronique Aguilar. Ces derniers temps, elle a présenté « En Résonnances », d’après des textes d’Edmond Jabès. Elle travaille à la création d’une trilogie sur l’érotisme, dont un extrait a été lu au festival d’Avignon 2009 (« Le professeur » de Christian Prigent avec Jacques Bonnaffé). Elle explore et met en scène divers textes d’Hanokh Levin dans « Morceaux de vies ». Son parcours, hors sentiers, la mène vers la recherche de langues et de jeux différents, la musique étant toujours son alliée.

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